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Blocus des lycées : une semaine de violences et plus de 5 000 interpellations

33 articles de 11 sources
Première publication le lundi 28 septembre 2026 à 05:59 UTC−4 par La Depeche·Dernier article le samedi 3 octobre 2026 à 06:51 UTC−4

Résumé

Le lundi 28 septembre, face aux blocages de lycées contre le manque d'enseignants et de moyens et les classes surchargées, le gouvernement a durci le ton, Sébastien Lecornu dénonçant une « surenchère irresponsable » de LFI, et l'Union syndicale lycéenne a appelé à étendre le mouvement à toute la France. Le jeudi 1er octobre, rejointe par des campus universitaires, la mobilisation a dégénéré dans plusieurs villes, avec des incendies et des proviseurs agressés : Sébastien Lecornu a convoqué une cellule de crise, Laurent Nuñez a condamné « une violence débridée » en décomptant 1 949 interpellations et 305 policiers et gendarmes blessés en une journée, et le gouvernement a décidé de fermer plusieurs lycées le lendemain. Plus de 5 000 personnes ont été interpellées du lundi au vendredi, dont 1 747 le vendredi 2 octobre, et la CGT et la Ligue des droits de l'homme ont saisi le Défenseur des droits sur la gestion du maintien de l'ordre. En Île-de-France, 824 personnes avaient été interpellées le 3 octobre depuis le début du mouvement, dont « 85 % de mineurs », selon la préfecture de police de Paris.

Dernier développement : La préfecture de police de Paris a indiqué que 824 personnes avaient été interpellées en Île-de-France depuis le début du mouvement, dont « 85 % de mineurs », et que 77 policiers y avaient été blessés depuis lundi.

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Le fil des événements

  1. samedi 3 octobre

    La préfecture de police de Paris a indiqué que 824 personnes avaient été interpellées en Île-de-France depuis le début du mouvement, dont « 85 % de mineurs », et que 77 policiers y avaient été blessés depuis lundi.

  2. vendredi 2 octobre

    Il y a eu 1 747 interpellations vendredi et plus de 5 000 depuis lundi selon le ministre de l'Intérieur, et la CGT et la Ligue des droits de l'homme ont saisi le Défenseur des droits sur la gestion du maintien de l'ordre.

  3. jeudi 1 octobre

    Rejointe par des campus universitaires, la mobilisation a dégénéré dans plusieurs villes, avec des incendies à Nantes et à Marseille et des proviseurs agressés, Sébastien Lecornu a convoqué une cellule de crise et 1 949 personnes ont été interpellées selon le ministère de l'Intérieur, Laurent Nuñez condamnant « une violence débridée ».

  4. mercredi 30 septembre

    Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé que l'IGPN avait été saisie de trois enquêtes après des blessures de lycéens lors d'interventions des forces de l'ordre devant des établissements bloqués.

  5. mardi 29 septembre

    L'Union syndicale lycéenne a appelé à des blocages dans toute la France pour faire converger la mobilisation des élèves avec celle des agents de la fonction publique, 338 établissements étant perturbés, au lendemain d'une journée où 164 personnes avaient été interpellées.

  6. lundi 28 septembre

    Le gouvernement a durci le ton face aux blocages de lycées, Sébastien Lecornu dénonçant une « surenchère irresponsable » de LFI et Jean-Luc Mélenchon une « répression avec un arrière-goût raciste », tandis que l'Union syndicale lycéenne appelait à étendre le mouvement à toute la France.