Chronologies
Comment les grands sujets évoluent, jour après jour : chaque chronologie rassemble les articles sur un même événement, avec un résumé.
- Macron se rendra dans quatre pays du Golfe pour sécuriser des approvisionnements en diesel et pétrole
Le président français Emmanuel Macron se rendra dans quatre pays du Golfe, Koweït, Emirats arabes unis, Bahreïn et Qatar, du 19 au 21 octobre pour sécuriser des approvisionnements en « diesel et pétrole », selon France24 le mercredi 14 octobre. « L'objectif est d'avoir des volumes supplémentaires et plus d'approvisionnements pour les Français avec de façon indirecte un effet sur les prix » et donc des « engagements » concrets des pays hôtes, a relevé un conseiller présidentiel, selon La Provence. Le chef de l'État sera accompagné de dirigeants de TotalEnergies et d'Engie, selon Le Dauphiné et La Croix, Le Dauphiné évoquant une tournée pour « garantir les approvisionnements » de la France.
- Diesel russe : Donald Trump annonce un « cessez-le-feu énergétique » que ni Kiev ni Moscou ne confirment
Donald Trump a annoncé le vendredi 9 octobre un engagement de Vladimir Poutine à fournir plusieurs millions de tonnes de diesel « pour le marché américain et mondial », avec une dérogation aux sanctions et une baisse « record » des prix promise, selon Le Dauphiné. Le samedi 10 octobre, l'UE a déploré que l'accord donne à la Russie « les moyens de faire la guerre », selon TF1 Info, et Donald Trump a estimé qu'il était « temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président », ce jour-là selon TF1 Info et La Provence, la veille selon Europe 1. Le dimanche 11 octobre, Donald Trump a assuré que la Russie et l'Ukraine avaient conclu un « cessez-le-feu énergétique », sans fournir de précisions selon Libération, et Volodymyr Zelensky a affirmé que les Russes avaient ensuite frappé une centrale électrique à Kiev, selon La Provence. Le lundi 12 octobre, Volodymyr Zelensky a prévenu que l'Ukraine « répondra » si la Russie ne respecte pas une trêve énergétique cet hiver, selon France24, tandis que les Bourses montaient et que le pétrole chutait, selon Euronews. Le mercredi 14 octobre, après des frappes russes sur des infrastructures énergétiques qui ont fait au moins sept morts et privé 600 000 personnes de courant, Volodymyr Zelensky a dénoncé le « mépris » de Vladimir Poutine envers Donald Trump, selon France24, et le Premier ministre britannique Andy Burnham a dit vouloir « réparer les liens » entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump, selon France24 et La Provence.
- Trump annonce une « exploration pétrolière, gazière et minière massive » du Groenland
Donald Trump a annoncé le mardi 13 octobre au soir des préparatifs en vue d'une « exploration massive » des ressources pétrolières, gazières et minières du Groenland, « notre Groenland », selon France24 et La Provence. Selon La Croix, Donald Trump a annoncé, trois semaines après un accord de sécurité historique, le lancement imminent d'une exploitation massive de ces ressources, vantant un territoire aux atouts « sans égal ». Grâce à cet accord, qui a mis fin à des mois de tensions liées aux velléités d'annexion du président américain, le Groenland va jouer un rôle « sans égal » pour la sécurité de l'Europe et des États-Unis, s'est félicité Donald Trump, selon La Provence.
- Maintenance nucléaire : des entreprises perquisitionnées pour des soupçons de corruption et d'entente « au détriment d'EDF »
Plusieurs entreprises du secteur de la maintenance nucléaire ont été perquisitionnées le mardi 13 octobre, dans le cadre d'investigations sur des soupçons de corruption en bande organisée et d'entente anticoncurrentielle « au détriment d'EDF », selon La Provence et France Tv Info. Le Parquet national financier enquête sur les conditions d'accès aux marchés de maintenance des centrales nucléaires, selon France Tv Info, et des domiciles de salariés d'EDF ont aussi été perquisitionnés, selon Le Dauphiné.
- Moscou dit avoir vendu pour plus de 320 milliards de dollars d'hydrocarbures à l'Europe depuis 2022
La Russie a déclaré le lundi 12 octobre avoir vendu aux pays européens pour plus de 320 milliards de dollars d'hydrocarbures depuis 2022, malgré les sanctions adoptées à son encontre en raison du conflit en Ukraine, selon France24 et Le Dauphiné. D'après France24, ce chiffre a été avancé par le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak, qui a fait état de 21,3 milliards de dollars d'achats par les pays de l'Union européenne au cours des neuf premiers mois de 2026. La Provence cite un montant de 320,7 milliards de dollars, environ 286 milliards d'euros, pour le volume des livraisons de ressources énergétiques vers les pays de l'Union européenne de 2022 à aujourd'hui. Selon TF1 Info, la France fait partie de la liste des clients.
- Le Citepa estime que les émissions françaises baisseront de 2,8 % en 2026, un rythme insuffisant
Le Citepa, l'organisme chargé d'établir le bilan officiel des émissions françaises, estime le mardi 13 octobre que les émissions de gaz à effet de serre de la France devraient reculer de 2,8 % en 2026, selon La Croix, un recul plus marqué qu'en 2025 selon France Tv Info, avec 349,4 millions de tonnes de CO2 équivalent attendues selon Sciences et Avenir. Cette baisse est portée notamment par la hausse des prix du gazole, selon La Croix, en partie grâce à son effet dissuasif selon France24, et par la baisse de la consommation liée à la crise des carburants, selon France Inter, le secteur des transports y contribuant fortement, selon France Tv Info. Le rythme reste insuffisant pour tenir les objectifs climatiques fixés à 2030, selon La Croix et Le Dauphiné, loin des 5 % de baisse annuelle nécessaires, selon Sciences et Avenir. Pour Libération, qui situe ce baromètre sur le premier semestre 2026, la tendance à la baisse reste fortement en deçà des objectifs climatiques du pays.
- Grève chez TotalEnergies : le mouvement lancé par la CGT reconduit dans une vingtaine de stations-service
La CGT a appelé les salariés de « tous les sites » de TotalEnergies en France, des raffineries aux usines de caoutchouc et à certaines stations-service, à une grève de 24 heures le jeudi 8 octobre pour l'emploi et les salaires. Le syndicat dénonce « des départs non remplacés », un « recours massif » à l'intérim et des salaires qui « stagnent », et réclame notamment 200 euros d'augmentation mensuelle et l'embauche de tous les intérimaires. Lancé auprès des 35 000 salariés français du groupe, l'appel devait surtout trouver écho dans les raffineries, les stations-service et les usines du fabricant de caoutchouc Hutchinson, alors que les ventes de carburants ont connu ces dernières semaines des difficultés logistiques liées à la guerre au Moyen-Orient et au plafonnement par le groupe des prix dans ses stations-service. Le vendredi 9 octobre, la grève a été reconduite dans une vingtaine de stations-service TotalEnergies ainsi qu'à la raffinerie de Normandie, selon Le Dauphiné.
- Le prix moyen du gazole dans l'UE entame une première baisse après un mois de records
Le prix moyen du gazole à la pompe dans l'Union européenne a enchaîné les records pendant un mois : 2,23 euros le litre selon les données publiées le 24 septembre, contre 2,16 euros une semaine plus tôt, avec des records dans 19 pays dont l'Allemagne, la France et l'Italie, puis 2,24 euros le 1er octobre, avec des records dans douze des 27 pays membres, selon des analyses de l'AFP fondées sur les données transmises chaque semaine à Bruxelles depuis 2005. Au Royaume-Uni, le prix moyen a atteint le 6 octobre un record de 199,52 pence par litre, soit 2,35 euros. Le 8 octobre, France Tv Info a fait état d'une première baisse du prix moyen dans l'UE après un mois de records, la France restant très haut, à un peu plus de 2,35 euros le litre en moyenne jeudi matin.
- Des automobilistes utilisent l'huile de friture comme alternative au gazole en raison de sa flambée de prix
Avec un gazole à plus de 2,35 euros le litre, l'huile de friture usagée attire certains automobilistes équipés de vieux diesels. La pratique, artisanale et très marginale, reste officiellement interdite faute de décret d'application. Yann Deva, installé en Ariège, dit avoir parcouru quelque 60 000 km à l'huile de friture, séduit par les économies comme par l'idée de recycler des huiles usagées plutôt que de brûler du pétrole.
- Les Français privilégient les transports en commun et le covoiturage face à l'augmentation des prix des carburants
Face à l'augmentation des prix des carburants, les Français cherchent des alternatives à l'utilisation de leur voiture. Depuis mars, le prix du gazole a dépassé les 2 euros par litre, ce qui a poussé de nombreux Français à privilégier les transports en commun ou le covoiturage. Les ventes de voitures électriques augmentent, bien que leur adoption soit également soutenue par des aides à l'achat. Les solutions de déplacement alternatif gagnent en popularité en raison de la hausse des coûts de l'essence.
- Donald Trump attribue la hausse des prix du carburant aux attaques ukrainiennes contre la Russie
Donald Trump a assuré lundi 5 octobre que le prix de l'essence grimpait à cause des frappes ukrainiennes contre des raffineries russes, et non à cause de la guerre qu'il a lancée contre l'Iran. Ce n'est pas la première fois qu'il met en cause ces frappes. Selon plusieurs médias, le président américain cherche, à un mois des élections de mi-mandat, à attribuer à d'autres la responsabilité de la hausse des prix de l'essence.
- Le G7 va libérer jusqu'à 100 millions de barils, après 325 millions puisés depuis mars
Lors d'une visioconférence le vendredi 2 octobre, les pays du G7 ont décidé de prélever sur leurs stocks stratégiques « jusqu'à 100 millions de barils » de diesel et de pétrole brut « dans les quatre mois » pour faire baisser les prix à la pompe, sous la coordination de l'Agence internationale de l'énergie, a annoncé Emmanuel Macron. Selon Courrier international et L'Express, cet engagement intervient alors que l'administration Trump menaçait d'interdire les exportations américaines de gazole vers l'Europe, et le prix du pétrole a légèrement baissé après l'annonce. Le 3 octobre, l'AIE a indiqué qu'environ 325 millions de barils avaient été libérés depuis mars sur les 400 millions promis alors par le G7, soit près d'un sixième des réserves stratégiques des États membres, des stocks prévus depuis 1974, l'année qui a suivi le choc de la guerre du Kippour.
- Flambée des carburants : stations indépendantes en difficulté en France, prix plafonnés en Italie
La flambée des prix des carburants fragilise les stations-service indépendantes en France : selon Le Dauphiné, entre 100 et 150 d'entre elles sont en difficulté, faute de pouvoir rivaliser avec le plafonnement des prix de Total, et une station de Vesseaux, en Ardèche, a dû fermer « temporairement ». Des communes tentent de soulager leurs administrés avec des stations municipales sans marge, des cartes prépayées ou des voitures partagées, selon TF1. En Italie, après Eni et IP, le groupe Q8 a annoncé le 29 septembre qu'il plafonnerait à son tour ses prix à partir du 1er octobre, si bien que près de la moitié des stations-service du pays proposent des tarifs bloqués. Le 2 octobre, Emmanuel Macron a affirmé que les décisions prises lors d'une visioconférence des dirigeants du G7 « devraient faire baisser les prix des carburants ».