Chronologies
Comment les grands sujets évoluent, jour après jour : chaque chronologie rassemble les articles sur un même événement, avec un résumé.
- Ukraine : une frappe russe sur deux bus fait au moins 30 morts à Kramatorsk
Une bombe russe a touché deux bus jeudi 8 octobre à Kramatorsk, ville clé du front de l'Est ukrainien, faisant au moins 30 morts et 18 blessés selon le parquet régional de Donetsk, qui a ouvert une enquête préliminaire pour « crime de guerre ». Le premier bilan du parquet ukrainien faisait état de 12 morts et 14 blessés. L'attaque intervient au lendemain de frappes russes qui ont fait 30 morts dans tout le pays, dont 22 dans un même immeuble résidentiel à Prylouky, dans le nord.
- Espagne : la crise du logement mobilise après l'expulsion de Maricarmen, morte le 7 octobre
L'expulsion à Madrid, le 23 septembre, de Maricarmen Abascal, 87 ans, du logement qu'elle occupait depuis sept décennies a remis la crise du logement au premier plan en Espagne : des milliers de manifestants ont défilé à Madrid et installé un campement sur la Puerta del Sol pour réclamer de meilleures protections pour les locataires. Le 29 septembre, le gouvernement de Pedro Sánchez a annoncé la suspension des expulsions jusqu'en 2030 et le renouvellement automatique des contrats de location, mais le Parlement a rejeté le 2 octobre ses deux décrets sur le logement. Le 3 octobre, des manifestations monstres contre la crise du logement et les « fonds vautours » ont réuni à Madrid entre 70 000 et 500 000 personnes selon les autorités et les organisateurs, et des dizaines de milliers dans de nombreuses villes, un mouvement qui a finalement débouché sur des élections anticipées. Maricarmen Abascal, qui avait résisté à quatre tentatives d'expulsion en dix ans et était devenue le symbole du mouvement, est morte le 7 octobre, a annoncé l'Union des locataires de Madrid, saluant un combat qui a marqué « un tournant dans l'histoire de ce pays », et des centaines de manifestants se sont réunis le soir même à Madrid pour saluer sa mémoire. Les syndicats appellent à une grève générale le 11 novembre pour le logement et les salaires.
- Le Parlement italien se prononce sur la réforme électorale défendue par Giorgia Meloni
Le Parlement italien se prononce jeudi 8 octobre sur une réforme électorale défendue par Giorgia Meloni mais dénoncée par l'opposition, qui l'accuse de l'avoir conçue sur mesure pour être reconduite au pouvoir. Le gouvernement affirme que cette nouvelle loi apportera davantage de stabilité à l'Italie : elle permettrait de « garantir la gouvernabilité », a déclaré à l'AFP Luca Ciriani, ministre chargé des Relations avec le Parlement. Le vote est présenté comme un test pour Giorgia Meloni.
- Présidentielle au Brésil : Flavio Bolsonaro devance Lula au premier tour, second tour le 25 octobre
Le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro, 45 ans, fils de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro, a créé la surprise le dimanche 4 octobre en devançant au premier tour de la présidentielle brésilienne le président sortant de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, 80 ans, avec 47,06 % des suffrages contre 45,12 % après le dépouillement de la quasi-totalité des urnes, alors que les sondages donnaient un léger avantage à Lula. Le scrutin, suivi de « très près » par Donald Trump, s'annonçait serré dans un pays polarisé, où l'économie, avec une dette publique en hausse, des taux d'intérêt très élevés et un surendettement record, s'imposait comme l'un des enjeux. Toute la famille Bolsonaro est sortie victorieuse des élections générales, notamment des législatives, et son parti s'assure une place de choix au Sénat, selon RFI. Les deux candidats s'affronteront au second tour le 25 octobre ; mercredi 7 octobre, des milliers de personnes ont défilé à Rio de Janeiro contre Flavio Bolsonaro, à l'appel d'organisations étudiantes.
- Soupçon de peste en Sibérie : Moscou dément tout « risque épidémique », l'OMS et Washington réclament la transparence
Une laborantine de 28 ans de l'Institut de lutte contre la peste d'Irkoutsk, en Sibérie, Daria Tchipilova selon France Inter, est morte, de la peste pulmonaire selon un responsable régional qui l'a annoncé le vendredi 2 octobre, un diagnostic qui n'est pas confirmé. Des médias russes ont fait état de dizaines de personnes placées en quarantaine, mais les autorités russes ont nié l'instauration de mesures sanitaires et, le 7 octobre, l'agence de santé publique russe a affirmé qu'il n'existait « aucun risque épidémique », le porte-parole du Kremlin assurant que « la grande majorité » des informations parues dans les médias étaient « fausses ». L'OMS, qui jugeait le risque « modéré à faible » pour Irkoutsk, « faible » pour la Russie et « très faible » pour l'Europe, s'est dite le 7 octobre « pas en mesure » de mener une évaluation complète des risques, et le Dr Anne-Sophie Le Guern, directrice du Centre national de référence de la peste à l'Institut Pasteur, a affirmé qu'il n'y a « pas de risque de diffusion » en Europe. Donald Trump s'est dit prêt à aider la Russie et a annoncé une conversation « très bientôt » avec Vladimir Poutine, tandis que les États-Unis, l'Union européenne et l'OMS demandent à Moscou de la transparence.
- La Russie intensifie ses frappes en Ukraine, Macron dénonce un « choix irresponsable »
La Russie ayant prévenu dimanche qu'elle allait « intensifier » ses frappes contre les infrastructures ukrainiennes, Emmanuel Macron a dénoncé lundi 5 octobre, après un échange avec Volodymyr Zelensky, ce « choix irresponsable » et réaffirmé « le plein soutien de la France » à Kiev. Le même jour, des frappes russes de bombes guidées ont fait au moins cinq morts et trente blessés à Kharkiv, tandis qu'à Kiev des drones russes visent depuis plusieurs jours les ponts sur le Dniepr. Kiev a annoncé s'être équipé de mitrailleuses lourdes montées sur des tourelles guidées par intelligence artificielle pour intercepter les drones russes à réaction. Le 7 octobre, une attaque de missiles russes a fait au moins deux morts à Kiev, et Volodymyr Zelensky, faisant état de nouvelles frappes nocturnes de drones et de missiles, a accusé l'armée russe d'avoir « offert » ces bombardements à Vladimir Poutine pour son 74e anniversaire et renouvelé son appel à des défenses aériennes. Selon un dernier bilan communiqué le même jour, les frappes russes ont fait au moins 24 morts, dont 18 dans un même immeuble éventré par un missile à Prylouky, dans la région de Tcherniguiv.
- Madagascar : près de 3,7 millions de personnes menacées par la faim avec le retour d'El Niño
Dans le Grand Sud de Madagascar, la malnutrition frappe déjà avant même le début de la période de soudure. Avec le retour d'El Niño, la baisse des aides internationales et la flambée des prix, près de 3,7 millions de personnes pourraient basculer dans une grave insécurité alimentaire, selon Paris Match. France 24 rapporte qu'El Niño fait craindre une disette de l'ampleur de celle de 2021, dans une région où une dizaine d'enfants attendent un vrai repas dans un centre du Programme alimentaire mondial (PAM) comme il y en a des dizaines.
- Tigré : les armées éthiopienne et érythréenne se font face, au risque d'un nouvel embrasement
Des troupes érythréennes se déploient depuis plusieurs jours autour d'Adigrat, dans le nord du Tigré, tandis que les forces éthiopiennes progressent vers la frontière, et les deux armées ne seraient plus séparées que de quelques dizaines de kilomètres, selon Paris Match. Ce déploiement intervient alors que, après des mois de tensions, les hostilités ont repris le 23 septembre dans le nord de l'Éthiopie entre l'armée éthiopienne et des groupes opposés au gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed.
- À Athènes, Marco Rubio appelle l'Europe à sortir de sa « torpeur »
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, arrivé le mardi 6 octobre au soir à Athènes en provenance d'Islande pour une visite de deux jours axée sur l'énergie et la défense, a appelé mercredi 7 octobre les Européens à se ressaisir face au risque de déclin occidental. Dans un discours sur la colline de Pnyx, face à l'Acropole, aux relents nationalistes selon France 24, il a espéré que l'Europe puisse sortir de « sa torpeur » et défendu la puissance nationale et l'innovation technologique comme clés de l'avenir de l'Occident. Il devait rencontrer son homologue Giorgos Gerapetritis et le Premier ministre conservateur Kyriakos Mitsotakis, dont le gouvernement collabore étroitement avec l'administration Trump, tandis que des manifestants protestaient contre sa visite dans le centre d'Athènes et que la presse grecque se divise sur les avantages et les risques de cette proximité avec Washington.
- Turquie : le maire d'Izmir, bastion de l'opposition, rejoint le parti d'Erdogan
Cemil Tugay, maire d'Izmir, troisième ville de Turquie longtemps considérée comme la citadelle de l'opposition à Recep Tayyip Erdogan, a rejoint mercredi 7 octobre le parti au pouvoir, l'AKP, ce que France 24 qualifie d'importante victoire symbolique pour le président turc. Sa décision a été annoncée par Recep Tayyip Erdogan lors d'une réunion du groupe parlementaire à Ankara. Depuis les municipales de 2024, le pouvoir a repris le contrôle de nombreuses mairies, par des ralliements mais aussi par des mises sous tutelle, et l'opposition dénonce une reconquête politique menée au moyen de la justice, rapporte RFI.
- Okinawa : un marine américain arrêté pour le meurtre d'une Japonaise, couvre-feu pour les troupes américaines
Un marine américain de 20 ans a été arrêté à Okinawa, au Japon, soupçonné d'avoir tué une Japonaise de 39 ans dans un hôtel et de lui avoir volé son portefeuille, un crime « exceptionnellement brutal et vicieux » selon la Première ministre Sanae Takaichi. Les autorités japonaises ont exhorté les États-Unis « à coopérer pleinement à l'enquête ». Le 7 octobre, les forces américaines présentes dans le département d'Okinawa se sont vu interdire la consommation d'alcool pendant 48 heures et seront soumises à un couvre-feu pendant 30 jours ; l'affaire a suscité l'indignation au Japon, où les crimes impliquant des militaires américains alimentent depuis longtemps les critiques contre la présence de ces troupes.
- Israël commémore le 7-Octobre en état d'alerte face au Hamas, avant des élections
Israël commémore mercredi 7 octobre le troisième anniversaire de l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, juste avant des élections, lors des premières commémorations depuis l'entrée en vigueur l'an dernier du cessez-le-feu à Gaza. La veille, le ministre israélien de la Défense a demandé à l'armée de relever son niveau de vigilance et de se tenir prête à « tout scénario possible » dans la bande de Gaza, où les autorités redoutent notamment des tentatives d'embuscade contre les postes militaires israéliens, et Israël a menacé de faire payer « le prix fort » à Gaza en cas d'attaque du Hamas. Lors d'une cérémonie au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem, Benyamin Nétanyahou a affirmé avoir « accompli d'énormes progrès » et prévenu que le Hamas n'aurait plus jamais « aucun pouvoir » à Gaza. Mercredi, des parents de victimes ont observé une minute de silence à 6 h 29 sur le site du festival Nova, où l'attaque avait fait plus de 300 morts, et le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est rendu en Israël pour rendre hommage aux victimes, dont 51 ressortissants français, tandis qu'Emmanuel Macron a appelé à « combattre l'antisémitisme partout et toujours ».
- Arabie saoudite : les Houthis revendiquent de nouvelles frappes sur l'aéroport de Riyad, Ankara et Islamabad envoient des forces
Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué lundi 5 octobre des frappes contre l'aéroport international de Riyad, une raffinerie du géant pétrolier Aramco et plusieurs sites du sud de l'Arabie saoudite, au lendemain d'une opération menée avec le soutien du royaume par le gouvernement yéménite pour reprendre les territoires aux mains des Houthis. Peu après, la Turquie et le Pakistan ont annoncé l'envoi de forces militaires dans le royaume, activant pour la première fois le pacte de défense mutuelle signé en août à La Mecque avec l'Arabie saoudite, cible d'attaques régulières des Houthis. Mercredi 7 octobre, les Houthis ont revendiqué de nouveaux tirs de missiles et de drones sur l'aéroport de Riyad, leur porte-parole militaire Yahya Saree affirmant qu'un missile avait entraîné une suspension du trafic, tandis que l'Arabie saoudite dit les avoir interceptés.
- Espagne : Pedro Sánchez convoque des législatives anticipées le 29 novembre
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé lundi 5 octobre la convocation d'élections législatives anticipées le 29 novembre, trois jours après le rejet par le Parlement des décrets de son gouvernement pour sortir de la crise du logement, qui prévoyaient notamment de suspendre jusqu'en 2030 les expulsions de personnes vulnérables. Au pouvoir depuis huit ans et faute d'une majorité assez large, il a dissous le Congrès des députés et le Sénat, après des jours marqués aussi par la crise migratoire à Ceuta. Les élections étaient initialement attendues à la mi-2027. Le socialiste Pedro Sánchez, le conservateur Alberto Núñez Feijóo et le leader d'extrême droite Santiago Abascal en seront les principaux protagonistes.
- Le nouveau dirigeant indépendantiste du Québec ne prêtera pas allégeance à Charles III
Paul Saint-Pierre-Plamondon, surnommé « PSPP », nouveau dirigeant indépendantiste du Québec, a annoncé mardi qu'il ne prêterait pas allégeance au roi Charles III, chef d'État au Canada, lors de son investiture. « Je ne compte évidemment pas prêter serment au roi et mentir comme premier geste à l'Assemblée nationale », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse dans la ville de Québec.
- Des lycéens belges manifestent à Liège en soutien aux enseignants, dans un climat tendu
Des manifestations de lycéens ont de nouveau été émaillées de violences mardi à Liège, épicentre d'un mouvement de colère alimenté par le malaise des enseignants en Belgique francophone. Des policiers en tenue anti-émeute ont fait usage de gaz lacrymogène à partir de l'après-midi pour disperser la foule en centre-ville, où plusieurs commerces ont été vandalisés et du mobilier urbain détruit.
- Rima Hassan accusée d'avoir renversé deux drapeaux lors d'une exposition sur le 7-Octobre
L'eurodéputée La France insoumise Rima Hassan est accusée d'avoir renversé un drapeau israélien et un drapeau européen lors d'une exposition organisée par la droite européenne au Parlement européen à Strasbourg, lundi 5 octobre, en commémoration de l'attaque du 7 octobre 2023. Elle reconnaît avoir retiré le drapeau israélien, dans un « geste » de « dénonciation du génocide » à Gaza, mais son entourage affirme que la chute du support était accidentelle et qu'« aucun drapeau n'a été piétiné ni détérioré ». Le Parlement européen dit prendre l'affaire « extrêmement au sérieux », un membre de l'Assemblée ayant été « filmé apparemment en train de dégrader une exposition » ; selon Libération, aucun enregistrement vidéo ne permet pour l'instant de trancher sur le piétinement.
- En Ethiopie, des enfants amputés à Mekele en raison de la reprise de la guerre
À l'hôpital Ayder de Mekele, capitale régionale du Tigré, dans le nord de l'Éthiopie, des enfants amputés témoignent de la reprise de la guerre. Iyerusalem, 10 ans, a dû être amputée des deux jambes, mutilées par des obus tombés sur son village du sud du Tigré ; son frère aîné a été tué. Comme elle, des dizaines de civils, dont de nombreux enfants, affluent dans les hôpitaux depuis la reprise des combats.
- Un photographe de l'AFP roué de coups par des colons israéliens en Cisjordanie
Jaafar Ashtiyeh, photographe palestinien expérimenté de 58 ans de l'Agence France-Presse, a été blessé mardi en Cisjordanie par des colons israéliens qui l'ont roué de coups et ont tiré des coups de feu dans sa direction alors qu'il était en reportage. Blessé à la tête et au torse, il a été emmené à l'hôpital en ambulance, selon son collègue John Wessels, chef photo de l'AFP.
- Donald Trump utilise la colère des lycéens français pour promouvoir sa campagne électorale
Donald Trump et ses partisans se sont saisis des manifestations lycéennes en France pour déployer leurs thèmes de campagne à quelques semaines des élections de mi-mandat américaines. « Il ne s'agit pas des écoles, il s'agit de l'islam », a affirmé le président américain, une lecture que le HuffPost juge totalement fausse.